Le siècle des vérités fondamentales

Je ne résiste pas au désir de communiquer cette réflexion de Léon… pour ceux qui ne connaissent pas cette personne extraordinaire, je dirai qu’il s’agit d’un scientifique ayant découvert « l’élémon » plus petit que l’atome et représentant l' »accord »‘ entre toute chose existante.

 

Lorsque rien n’est pas rien … Léon

Une apparition extraordinaire (6)
P: Arrivé à ce stade du raisonnement, nous allons enfin être récompensé de nos efforts. Toute interaction admet deux surfaces, dites surfaces d’interaction.

E: Des exemples.

P: Prenons le cas le plus simple, celui du verre sur la table. Leur interaction est la mise en contact du bas du verre avec le haut de la table, donc la rencontre de deux cercles.

E: La surface du fond du verre avec la surface du dessus de la table.

P: Avec ceci de très important que les deux surfaces sont en accord.

E: Ah, ce n’est pas clair.

P: Quelle que soit le bas du verre (plat ou creux), il suffit que la circonférence soit assez grande pour que le verre soit stable sur la table.

E: Une circonférence de trois cm rendrait le verre instable.

P: Exactement. C’est donc l’état stable qui permet de dire que la surface d’interaction côté verre est en accord avec celle de la table.

E: Dans le cas du verre je comprends, mais dans la plupart des interactions, ça doit être impossible à connaître l’accord.

P: Tu fais bien de poser cette objection, car c’est là qu’apparaît un fait extraordinaire. Prenons une des plus compliquées d’interactions, l’amour entre un homme est une femme. Il est impossible de connaître en détail cette interaction, ce qui semble te donner raison. Mais heureusement il n’est pas nécessaire de connaître ces détails. Dès le fait que ce couple s’aime vraiment, il y a un certain accord et des résultats comme la procréation. S’il n’y a plus cet accord, nous avons affaire à une autre interaction ; ce n’est plus notre problème. Notre problème, c’est uniquement de savoir si l’accord est oui ou non une constante, de savoir que c’est toujours le même accord qui caractérise une même interaction quelles que soient les circonstances (comme plus petit, plus grand, plus jeune, plus vieux, etc.).

E: Je ne comprends plus rien.

P: Alors je reviens d’abord au cas simple du verre sur la table. Pour suivre les Grecs, je regarde ce qui se passe lorsque je change proportionnellement la taille des deux éléments. Verre et table deux fois plus grand : tout change, sauf l’accord ; deux fois plus petit : même résultat.

E: L’accord change aussi, puisque la surface d’interaction change de taille.

P: Et bien non, quelle que soit leur taille, c’est toujours un cercle plan qui constitue leur interface. Quelle que soit la taille du cercle, c’est toujours un cercle. Ce cercle plan est ce qui accorde les deux interfaces. Toute interaction contient un accord immuable.

E: Oh, c’est drôle ça. Mais oui, c’est bien ça.

P: Je te l’avais dit que ce serait extraordinaire …

Quelle que soit l’évolution d’une même interaction, son accord reste éternellement inchangé, même en sa valeur nulle.

E: Je sais que tu dis vrai, mais je ne capte pas tout à fait son contenu, comme si c’était trop riche pour ma tête.

P: Repense plusieurs fois à l’accord entre le verre et la table, et tu finiras par t’y habituer. Pense aussi à l’amour entre un homme et une femme ou à l’amitié entre toi et ton meilleur copain, et tu sentiras au fil des années un quelque chose d’extraordinaire qui reste au fond de toi, malgré tous les oublis. Ce quelque chose est ce ressenti : tu avais aimé infiniment. Quelle que soit la suite de ton évolution, tu te souviendras parfaitement d’un accord extraordinaire, toujours présent, permanent.

E: Je vis alors ce qu’il y a de plus fondamental.

P: Tu vis alors la seule réalité, l’accord, qui a un sens absolu.

Tout est accord, rien d’autre n’existe en permanence, sinon en pure apparence.

Quand le quantitatif s’annule, on dit que le système est dans le Néant à l’état virtuel. Le système se débarrasse de ses attirails, reconnus en pure relativité, pour ne conserver que le fondamental, l’accord perpétuel. Le plus étonnant, c’est que l’accord est un principe, donc rien.

E: Donc la nature de l’Atome, c’est rien !

P: Mais oui, tout à fait.

4 réflexions au sujet de « Le siècle des vérités fondamentales »

  1. Bonjour 🙂

    L’interaction étant le contact entre les deux surfaces, elles-mêmes constituées d’atomes, donc de vide, alors l’accord est vide, il est donc rien.

    Il en est de même, si j’ai bien suivi, avec l’accord entre un homme et une femme, basé sur des ressentis, sur l’expression de l’amour qui forme la surface de contact de part et d’autre.

    Au final, cet accord est à la fois vide et la représentation de l’équilibre de l’univers. Il est donc l’Amour, l’Univers, Dieu, ou quelque appellation que chacun choisit d’utiliser.

    Alors la question qui me vient : peut-on choisir cet accord consciemment ? Puis-je décider de ce qui constitue mon interaction avec les personnes que j’aime ?
    Et si oui, une interaction étant inter-dépendante, comment connaître ce qui constitue cet accord ? 🙂

    • Bonjour Johann et merci pour ta question très pertinente, moi-même je dirais qu’on ne peut guère choisir l’accord consciemment, ce serait plutôt lui qui nous choisit au milieu de ce que Léon appelle l’encombrement. Mais si tu le permets je fais suivre ta question au découvreur de l' »accord ».

  2. Bonjour Johann, j’ai eu un petit problème sur mon blog et je ne retrouve plus toutes les réponses que j’avais faites, si tu l’as visité il n’y a pas longtemps tu as pu voir l’avis de décès de Léon, j’étais en relation d’échanges sur ses travaux et nous n’avons malheureusement pas abouti à une conclusion au sujet de la survie de l’esprit et comme tout est lié dans sa pensée (dans la mienne également), la réponse à ta question est restée un peu évasive, du moins en ce qui me concerne.

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