Le siècle de la nostalgie sacrée

Définition du sacré par Léon G.

 

 
Le sacré
Rien ne peut se faire sans la vie. La vie est un absolu. Tout en dépend. Voilà pourquoi la vie est sacrée. En sachant tout ce qu’une vie peut apporter, le suicide apparaît infiniment tragique.

Est sacré tout ce qui a une valeur telle que rien ne peut le ternir. On ne peut même pas intervenir sur le sacré. Il a valeur de Vérité, qu’aucune relativité ne peut défigurer.

Le sens du Sacré est cette qualité que l’homme peut reconnaître en tout, car tout recèle l’infini. Il sait que la présence d’un autre ne devrait jamais être gâtée, car tout homme contient cet infini endormi, source de tous les espoirs.

Il sait que le caillou qu’il piétine est sacré car, à travers sa dureté, transparaît le support terrestre, mère de la vie. Il sait que tout est sacré, car tout repose sur tout : l’homme sur le caillou, le caillou sur la Terre, la Terre sur la réussite divine de l’homme. Tout est sacré, car berceau de la création, reflet de l’infini.

L’homme découvre le sens sacré dans les appels qui jaillissent spontanément de son être : une pensée qui émane d’un univers éthérique, une pensée qui rayonne vers un destin mystérieux. L’esprit souffle; on ne sait d’où il vient, ni où il va. Un Être supérieur, habillé par les lignes de force cosmiques, se manifeste par la conscience autour du phénomène humain, pivot d’un univers créé et d’un univers à créer. Esprit de l’homme en résonance avec une Présence Cosmique, éther invisible et sensible qui anime le cœur discret de la fleur; le cœur ardent de l’insecte, le cœur bouillonnant de l’étoile…

éther qui imprime sur tout un symbole, qui exprime sur tout un visage. éther qui anime l’inerte, qui transcende les comportements du vivant. Le Sacré est nulle part et partout car au-delà; il est présent et invisible car fondamental. Le Sacré n’est pas seulement l’ésotérisme, il est le quotidien, l’absolu du quotidien.

Le Sacré s’enrichit par la prière, acte de frôlement. Frôlement de la pensée, frôlement des âmes, autant que frôlement des corps. Toute prière est frôlement sans contact, car communion sans intervention. Le Sacré s’enrichit dans le désert du dépouillement, dans l’abandon d’un désir pour devenir l’objet de tous les désirs. Lorsque la prose devient poésie, il se purifie dans l’éclat du cristal transparent.

Le sacrifice, acte antique d’immolation, illusion dont se parait l’homme pour se consoler de la fatalité de la mort : choisir la mort, en vain combat, contre le choix implacable de la Mort.

Le sacrifice, dépouillé de son drame, libère l’homme de son néant, mais, maintenu sous la tension du Néant Absolu, entre en mutation et donne naissance au Sacré. Du drame antique, il reste la tension cosmique.

Le Sacré s’accomplit dans la bonté compréhensive. Devenir joie discrète…
écouter l’autre dans une inspiration commune; limiter son admiration au regard seulement. La bonté compréhensive est l’attribut des Dieux que sont ces hommes affinés par la quête spirituelle, qui ont abandonné tout amour-propre, et leur importance même à exister, pour se donner totalement à l’humanité.

Dans le Sacré, tout acte prend une signification cosmique. L’homme n’est plus un promeneur indifférent, ni indépendant; il fusionne avec les rayons de toutes les énergies et l’univers à l’inverse s’imprègne de ses intentions. Il n’est plus un spectateur de la nature; il est une source d’eau vivre, purifiant les créatures de son accomplissement.

Le Sacré, état d’offrande, de don, d’ouverture. Le Sacré état de transparence à la vulnérabilité, d’indépendance devant les événements. Le Sacré, état sacrificiel. Ô le sacrifice de soi, la soumission délivrante, l’écrasement purifiant, l’envol vers l’infini…
Léon

 

La nostalgie s’applique dans tous les domaines de notre vie ; elle se conjugue au quotidien, dans nos pensées, nos actes, nos désirs… elle nous entraîne vers notre passé autant qu’elle nous pousse vers le futur.

C’est elle qui fait de nous ce que nous sommes. Elle est notre « carte mémoire » et lorsque l’on sait que vivre c’est apprendre tout ce que nous savons déjà par le truchement de notre incarnation, cela fait foi en la nostalgie si décriée de nos jours qui ne jurent que par l’instant présent.

Instant présent qui se nourrit du passé autant que du futur, car il n’existe nullement sans eux. Certes, nous pouvons vivre des instants d’éternité qui ne méritent cette appellation que grâce à notre conscience nourrit de l’Espace/Temps.

Chaque pensée, chaque parole, chaque acte produit une conséquence directe qui est issue du passé.

La nostalgie est douce à vivre lorsque l’on a compris cela, car on sait qu’elle nous conduit vers nous-même.

Une réflexion au sujet de « Le siècle de la nostalgie sacrée »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *