Le sens du sacré

Il est inné. La vie dans son ensemble est un sacrement. Mais la manipulation commence à notre naissance. De naturelle, elle est devenue médicalisée à outrance, alors qu’elle ne devrait être qu' »assistée ». L’initiation de la mère a été occultée par des moyens chimiques aliénant la conscience. Ne vous y trompez pas, je ne revendique en aucun cas la souffrance. Bien-sûr qu’il faut soulager la mère et l’enfant, mais la nature sait y faire. Bien-sûr qu’il existe des cas particuliers qu’il faut traiter différemment. Mais je ne parle que des naissances sans problèmes spécifiques. Et les problèmes d’ailleurs, parlons-en, ils ont une cause à rechercher en amont.

Le sacré est un sentiment d’amour et n’a point besoin d’autre chose pour exister. C’est une force qui nous propulse vers nous-même et vers les autres dans l’authenticité de notre être ; une force qui nous conduit vers l’absolu de la vie et qu’il faut apprendre à maîtriser et à canaliser. Et cela devrait se faire dès la naissance. Mais ne perdons pas espoir, même là où tout semble perdu, une étincelle peut jaillir ; il faut alors la conduire vers le bon endroit de nous-même, là où elle deviendra brasier, combustible, pour une vie joyeuse et constructive.

Quel dommage que les recherches de Georges Bataille se soient perdues dans la débauche et qu’il se soit laissé séduire par Thanatos. Il est vrai que rechercher le sacré sans gouvernail est mission périlleuse. On se perd dans un océan de remous où la pureté flirte avec la perversion. Il faut utiliser son intelligence supérieure pour se préserver de cette dernière. Savoir reconnaître Eros et Thanatos. Ne pas se laisser abuser par ce dernier. Il faut toute raison garder, sans pour autant la laisser nous diriger. Il faut sacraliser notre réflexion, faire vivre l’harmonie entre le coeur, la tête et le ventre.

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